Retour sur événement : journée SHARE 2016

28 novembre 2016
Consultez les présentations des intervenants ici.
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F.A.Q

  • Qu’est-ce que l’enquête SHARE ?

SHARE est l’abréviation anglaise de l’Enquête sur la Santé, le vieillissement et la retraite en Europe. Elle est aussi appelée “les 50 et + en Europe”. Elle a été créée pour nous aider à comprendre comment les sociétés peuvent s’adapter à l’augmentation du nombre de personnes âgées et à la diminution de celui des personnes jeunes. 

Cette enquête est spéciale car:

-  Elle est longitudinale, ce qui signifie que nous suivons les mêmes répondants sur une longue période.

-  Elle se concentre sur la population âgée de 50 ans et plus

-  Elle est réalisée dans de nombreux pays.

 

  • Qui coordonne l’enquête SHARE ?

En France, l’étude est menée par l’équipe du Laboratoire d’Economie et de Gestion des Organisations de Santé de l’université Paris Dauphine (LEDa-LEGOS). Le Centre de Recherche en Economie du Vieillissement de Munich (MEA), au sein de l’Institut Max Planck de Droit Social et de Politique Sociale, coordonne l’ensemble des équipes nationales travaillant sur l’enquête.

 

  • Qui finance l’enquête SHARE ?

La collecte des données de SHARE est financée par la Commission européenne, l’institut américain du vieillissement, et par des ressources nationales (en France le Ministère de la recherche, la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, le Conseil d’Orientation des Retraites, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse).

 

  • Combien de pays réalisent l’enquête SHARE ?

SHARE est réalisée dans de nombreux pays européens. De plus en plus de pays rejoignent le projet. L’enquête a démarré en 2004 avec 11 pays et en cotvrat 60 en 2013. En 2017, 25 des 27 pays de l’Union européenne ainsi que certains pays non membres de l’UE, comme la Suisse et Israël, vont participer.


  • Quel est l’impact des recherches menées à partir de SHARE ?

De nombreux scientifiques du monde entier utilisent les données de SHARE pour des publications, des livres, des mémoires, etc. De plus, la Commission européenne à Bruxelles mobilise les données de SHARE pour prendre des décisions sur les dépenses de retraite ou de santé. Les résultats de SHARE sont également importants pour les décideurs nationaux afin de prendre des décisions politiques concernant par exemple les soins aux personnes âgées, l’âge de départ à la retraite ou pour améliorer les conditions de travail des séniors.

 

  • Quels sont les résultats de l’enquête SHARE ?

Voici quelques exemples de résultats intéressants de l’enquête SHARE :

Beaucoup de personnes âgées aident des proches ou s’occupent de leurs petits-enfants : environ un tiers des personnes âgées de 65 ans et plus aident les autres ou s’occupent de leurs petits-enfants de façon quotidienne, consacrant en moyenne 4,6 heures par jour à ces activités.

Les transferts d’argent entre générations sont une source importante de revenus pour les ménages. Mais il existe des différences entre les pays : dans les pays du Nord, les individus jeunes reçoivent plus de leurs parents. Dans les pays du Sud, les individus jeunes donnent plus fréquemment à leurs parents.

Les Européens du Nord sont en meilleure santé et plus riches mais ceux du Sud vivent plus longtemps.

De bonnes conditions de travail favorisent une retraite plus tardive : la qualité de l’emploi est très fortement associée au bien-être : de mauvaises conditions de travail vont souvent de pair avec une santé dégradée et la survenue d’une dépression.

Vous pouvez trouver plus de résultats ici : http://www.share-project.org

 

  • Quels sont les futurs développements de SHARE ?

Il est actuellement prévu de poursuivre l’étude jusqu’en 2024. Les répondants seront donc contactés à nouveau deux ans environ après leur dernier entretien. Nous ne connaissons pas encore exactement les questions qui seront posées lors de ces futurs entretiens. Les chercheurs prévoient de poser d’avantage de questions sur les histories de vie, la mémoire, et les régimes de retraite. Nous espérons que les enquêtés continueront à coopérer et nous autoriseront à les interroger à l’avenir.

 

  • Comment s’assure-t-on de la qualité des données de SHARE ?

Sans des données de bonne qualité, SHARE n’aurait pas autant de succès. Nous faisons entièrement confiance à nos enquêteurs pour réaliser un travail de qualité et suivre toutes les recommandations. Pour assurer la meilleure qualité de données possible, nous contrôlons de manière aléatoire les données collectées et vérifions l’exhaustivité des entretiens réalisés. De plus, nous contactons certains enquêtés afin d‘avoir leur avis sur le déroulement de l’entretien réalisé.

 

  • Quelles questions allez-vous poser ?

Nous allons vous poser des questions sur votre famille et vos amis, sur votre statut professionnel et sur votre santé. De plus, nous allons réaliser quelques tests d’exercice physique et de mémoire.

 

  • Quels tests sont réalisés pendant l’entretien ?

Nous mesurons la force de la main et réalisons des tests de mémoire.

 

  • Combien de temps dure l’entretien ?

Généralement, l’entretien dure entre 1 heure et 1 heure et demie. Ce temps varie si vous avez déjà participé à l’enquête ou si vous participez pour la première fois. Ce temps varie également si avez un conjoint qui participe à l’enquête ou pas.

 

  • Pourquoi les mêmes questions sont-elles posées encore et toujours à chaque vague ?

Nous posons les mêmes questions à chaque vague afin de mesurer les changements. Par exemple, nous pouvons connaître l’effet d’une réforme des retraites seulement si nous demandons les revenus du ménage avant la réforme et après.

 

  • Pourquoi certaines questions sont-elles répétées durant l’entretien ?

Certaines questions (par exemple le genre ou la date de naissance) sont répétées au cours d’un entretien pour s’assurer que l’information collectée est correcte.

 

  • Pourquoi une personne est-elle désignée pour répondre aux questions sur la famille  ou les finances ?

Certaines questions sont posées à chaque répondant. D’autres questions concernent le ménage dans son ensemble : par exemple, celles portant sur le loyer, les emprunts immobiliers, les finances et les dettes du ménage. Ces questions n’ont besoin d’être posées qu’à une personne du ménage. Cela rend l’entretien plus court pour les autres répondants du ménage. Il est souhaitable que ce soit la personne qui s’occupe des finances et des dépenses du ménage qui réponde à ces questions.

 

  • Comment/Pourquoi m’avez-vous sélectionné ?

Les noms et les adresses sont sélectionnés de façon aléatoire, comme si nous avions jeté un dé. Chaque personne sélectionnée de cette façon représente un important groupe de population. Ainsi, il est primordial que les personnes sélectionnées (et leurs partenaires) participent à l’étude. Il n’est pas possible d’être volontaire ou de postuler pour participer.

 

  • Pourquoi devrais-je participer à SHARE ?

-  Car tous les répondants contribuent à mieux comprendre la façon dont le vieillissement affecte la vie quotidienne des individus.

-  Car les résultats informeront les décideurs publics et les aideront à améliorer la société.

-  Car pour la qualité de l’étude, les réponses de chaque personne sélectionnée sont très importantes.

-  Car si nous ne parvenons pas à interroger d’importants groupes de population (par exemple les personnes malades), nous aurons une mauvaise représentation de la population des 50 ans et plus. Les scientifiques et les décideurs publics prendront par conséquent de mauvaises décisions.

 

  • J’ai déjà participé il y a deux ans, pourquoi devrais-je répondre une nouvelle fois aux questions ?

Nous nous intéressons aux changements. Quand nous suivons les mêmes personnes sur plusieurs années, nous pouvons mesurer l’effet de nouvelles règlementations sur la vie quotidienne des individus.

 

  • Pourquoi dois-je fournir des informations sur une personne décédée ?

Cela peut parfois être difficile. Cependant, comme la personne décédée a déjà participé à l’enquête et contribué de façon importante à sa réussite, votre aide nous est indispensable pour compléter son histoire de vie. Il est crucial pour les chercheurs de comprendre les conditions de vie des personnes au cours de la période précédant son décès. Pour cela, nous sommes amenés à vous poser certaines questions sur les derniers mois de sa vie : la personne avait-elle besoin d’aide ? Est-elle restée à l’hôpital ? Sans cet entretien, il nous manquera des informations précieuses. Rassurez-vous, cet entretien ne sera pas très long.

 

  • Comment mes données personnelles sont-elles protégées ?

Les réponses que vous donnez sont sauvegardées sans nom ni adresse, seulement avec un nombre codé. Il est donc impossible d’identifier les répondants sur la base des réponses fournies au cours des entretiens. Les noms et  les adresses sont conservés séparément des réponses aux entretiens, dans des lieux différents. Les données de l’entretien sont seulement utilisées pour des recherches scientifiques. Toute utilisation commerciale des données est strictement interdite.